Menu

Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes : Ancienne église Saint-André

Retable Saint-Martin

Mur de la nef
1508
Colomer (menuisier)
bois sculpté, peint et doré
H : 202 x  l : 170 cm
Classé Monument historique au titre objet le 28/05/1932

Ouverture : contacter la mairie au 04 68 30 22 89

Cliquez sur l’image pour voir la galerie

Ce retable provient de l’église Saint-Martin d’En-Vall, église romane située sur la commune d’Angoustrine-Villeneuve-des-Escaldes. Une inscription le date de 1508 et indique que Pere Colomer en fut le fabricant . Les peintures sont attribuées au peintre François Despi de Puicerda. La statue qui devait orner le centre du retable a disparu : elle représentait saint Martin en habit épiscopal tenant une crosse.
Le retable présente sept panneaux peints situés sur les volets latéraux et sur le haut de la partie centrale. Ils relatent la vie et les miracles de saint Martin. Le panneau du couronnement évoque la scène de la Messe Miraculeuse lors de laquelle saint Martin allant à l’église, un jour de fête, rencontra un pauvre à demi-nu, le saint se dépouilla de sa propre tunique et en revêtit le pauvre. Un ange apparaît afin de prouver le caractère divin de l’action du saint.
Le panneau supérieur gauche présente un des miracles perpétré par le saint : il rendit la vie à un homme qui s’était pendu. La scène inférieure expose un autre miracle : un navire était en péril,  et un marchand, non converti, s’écria : « Dieu de Martin, sauvez-nous! », et la tempête s’arrêta.
La scène de la partie supérieure droite illustre la mort de saint Martin : alité depuis déjà quelque temps le saint voit apparaître le diable devant lui et lui dit : « Que fais-tu ici, bête cruelle? Tu ne trouveras en moi rien de mauvais : c’est le sein d’Abraham qui me recevra ». Puis il mourut, et son visage devint resplendissant.
La scène inférieure montre une scène de miracles postmortem de saint Martin : la légende dit qu’un paralytique et un aveugle – ici, ils sont trois -, connaissant les miracles du sépulcre de saint Martin, ne voulaient pas être guéris, car il gagnaient beaucoup d’argent à l’aumône. Ils tentèrent d’éviter, lors d’une procession, le sépulcre mais n’y parvinrent pas : ils furent miraculeusement guéris. On voit bien, dans la scène, le sépulcre  à gauche, posé sur des piliers en pierre, et les malades priant devant. Les panneaux de la prédelle, très endommagés, présentent une série de portraits : à gauche, la Vierge, dont le visage est en partie effacé, et à droite, saint Jean l’Évangéliste.