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Brouilla – Église Sainte-Marie

Ouverture : contacter la mairie au 04 68 95 33 11

Le panneau du Christ de l’Eucharistie
Fin XVIe – début XVIIe
Anonyme, Maître B de Brouilla
Huile sur bois
H : 48,5  x  l : 31,5  cm
Classé Monument historique au titre objet le 07/10/1981

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Ce panneau représente le Christ présentant de sa main droite une hostie. Cette huile sur bois constituée de deux planches maintenues par deux traverses horizontales provient probablement d’un tabernacle. En effet, l’adoration de l’hostie est un sujet iconographique récurrent sur ce type de mobilier. De plus, des modifications de format sont perceptibles sur les bords supérieurs, droit et gauche, confirment cette hypothèse.
L’artiste demeure anonyme et est désigné comme le Maître B de Brouilla. À l’inverse du panneau de l’Ecce Homo et de la Flagellation situé dans la même église, dans lequel l’influence italienne est encore mal maîtrisée, ce panneau-ci présente le Christ dans une posture gracieuse et des membres allongés, un style relativement proche du peintre roussillonnais Honoré Rigaud actif au début du XVIIe siècle.
Selon la tradition biblique lors de la Cène (dernier repas du Christ avec ses apôtres), Jésus prit le pain, le bénit, le rompit et le donna à ses disciples en disant : « Prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps livré pour vous ». Puis, prenant une coupe, il leur dit : « Buvez-en tous, ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude, pour le pardon des péchés. » L’Eucharistie est reprise par les fidèles lors de la messe.


Le panneau de la Flagellation et de l’Ecce Homo
Fin XVIe siècle
Anonyme, Maître A de Brouillla
Huile sur bois
H : 40,5  x  l : 30,5
Classé Monument historique au titre objet le 07/10/1981

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Ce panneau est peint sur les deux côtés. Les scènes représentées, l’Ecce Homo et la Flagellation, appartiennent au cycle de la Passion du Christ : d’un côté, Jésus, débout sur un prétoire, est exhibé à la foule par Ponce Pilate avant sa crucifixion. Sur le revers, Jésus est au centre de la composition, attaché à une colonne, et subit le martyre de la flagellation infligée par deux bourreaux. Le fond de chaque représentation présente un décor d’architecture traitée en grisaille, imposant et austère, qui relève les couleurs des personnages et en particulier celles des carnations.
Le style général de ces deux scènes et en particulier le contrapposto (position de déhanchement) du Christ de la Flagellation révèle l’influence de la peinture italienne parvenue en Roussilon dans la seconde moitié du XVIe siècle bien que celle-ci soit manifestement encore maladroite.
Ce panneau eut différents usages : il faisait probablement partie d’un tabernacle d’où la présence de deux entailles qui marquaient l’emplacement de ferrures permettant l’ouverture latérale du meuble.
Il a par la suite été réemployé comme porte d’une armoire de sacristie, destinée aux linges d’église, et la face représentant la Flagellation a été recouverte de deux couches de peinture blanche et marron et ornée d’un cartel de cuivre ou était gravé le mot « LINGES ».
Cette œuvre a été restaurée par le Centre de Restauration et de Conservation du Patrimoine et fut ensuite exposée lors de l’exposition Renaissance en 2009 à Perpignan.